CANCER et défenses naturelles - 1ère partie


Propos de Désiré Mérien – juillet 2008

 

CANCER et défenses naturelles

 

1 – naissance spontanée des tumeurs

 

Naturellement, il existe des forces du corps et de l'esprit qui agissent pour maintenir la santé. C'est l'ensemble de ces méthodes naturelles qui contribuent à prévenir le développement du cancer et en cas avéré à favoriser son accompagnement au cours des approches conventionnelles que sont la chirurgie, la radiothérapie et la chimiothérapie.

Elles ne se situent pas en compétition ou en concurrence des pratiques classiques. Elles assurent un meilleur confort de vie, simplement.

La vie est matérialisée par l'action des milliards de cellules qui composent le corps humain. Ces cellules se reproduisent. Certaines sont défectueuses au point de devenir incontrôlables : ce sont les tumeurs.

Il existe néanmoins en nous des mécanismes d'autorégulation cellulaire qui permettent de maîtriser ces cellules anormales.

Ainsi estime-t-on que toute personne développe des cellules indésirables. Beaucoup les maîtrisent. Celles qui ne peuvent le faire se dirigent vers la direction de la cancérisation.

Généralement, lorsqu'il y a cancérisation, le diagnostic est suivi des méthodes conventionnelles de traitement.

Cependant la rechute par la création de cellules indésirables peut se reproduire. Les défenses naturelles sollicitées peuvent parfois maintenir l'état de santé. C'est ce que l'on appelle valoriser le terrain. Celui-ci est dépendant à la fois du capital génétique et du mode de vie.

Le mode de vie est souvent prépondérant. Ainsi les enfants adoptés suivent plutôt le chemin tracé sur la voie de la cancérisation par leurs parents adoptifs que celui de leurs parents biologiques. Ce qui veut dire qu'il n'y a aucune fatalité cancéreuse suspendue sur nous. Il nous faut apprendre, par la pratique d'une vie saine, à nous en prémunir.

Ainsi nous faut-il élaborer des pratiques anti-cancer en intervenant dans plusieurs domaines :

-          exister dans un environnement qui protège des mécanismes de cancérisation,

-          s'alimenter pour se protéger de la croissance incontrôlée des tissus,

-          vivre dans une harmonie psychologique satisfaisante apte à nous protéger des troubles psychosomatiques dont celui de la cancérisation.

 

2 – le choc du diagnostic

 

Les tumeurs élaborées par l'organisme, si elles ne sont pas détruites, finissent par générer un empêchement de fonctionner. Ce peut être une douleur persistante, par exemple, qui fait consulter.

Les moyens d'observation et de détection se modifient rapidement. La survenue de l'imagerie par résonance magnétique (IRM) a permis de mieux visualiser l'intérieur de l'organisme. Cette technique est moins dangereuse que l'ancienne radiologie, toujours utilisée. Lorsqu'il s'agit d'une tumeur, il y a un gros choc brutal lors du compte-rendu de l'examen. Mais après l'imagerie révélatrice, surgit la biopsie, prélèvement en réel d'une partie de la tumeur.

Et nouveau choc encore lors de l'information suivante sur le caractère bénin –moins dangereux- ou malin –avec tendance à la migration cellulaire de la tumeur par métastases. Ce qui apparaît souvent au patient comme une condamnation à disparaître à une échéance rapprochée.

Apparaissent alors les traitements classiques traditionnels. Tout d'abord, la chirurgie, s'il y a possibilité d'extraire les tissus tumorisés. Ensuite la radiothérapie s'il s'avère nécessaire de détruire sur place les cellules cancéreuses. Enfin la chimiothérapie, destructrice également de ces cellules, lorsque les deux premières techniques ne s'avèrent pas suffisantes.

Passé le choc initial, il faut vivre avec cette épée de Damoclès que constitue le cancer. Vient alors la consultation des statistiques concernant les périodes de survie accordées selon chaque type de cancer. Mais les informations proposées concernent généralement une position médiane observée, c'est-à-dire celle concernant un pourcentage important d'individus placés dans la même situation.

Ce qu'il faut savoir c'est qu'il existe un nombre limité de personnes qui échapperont à ce pronostic médian et même certaines qui ne verront pas leur cancer réapparaître. Dans ce dernier cas les autorités médicales parlent de rémission spontanée. Ce qui veut dire que l'organisme possède à nouveau le pouvoir de détruire les nouvelles cellules tumorisées.

Il n'est donc pas réaliste de prédire l'évolution d'un cancer avec précision, sauf dans les situations extrêmes.

Ce qui est certain c'est qu'un diagnostic de cancer remet bien des choses en question dans le déroulement de la vie. Et c'est probablement dans les changements effectués dans le mode d'existence : alimentation, oxygénation, mobilisation physique, changement des programmations mentales qu'il faut comprendre les facteurs de survie qui se mettent en place et favorisent une longévité hors statistique et toujours d'une excellente qualité sanitaire.

Il est probable que l'ensemble des changements opérés, agissant en synergie, soient responsables de la destruction des cellules cancéreuses en place ainsi que de celles qui surviennent ultérieurement, spontanément. La menace du cancer peut favoriser la transformation de la vie avec, pour objectif, de contribuer à détruire les cellules cancéreuses, soit à s'en protéger.

Une vie peut être modifiée et transformée positivement à la survenue du cancer. Il faut alors réfléchir et agir pour se renforcer sur le plan de la vitalité.

 

3 – le rôle du malade

 

A peine le diagnostic tombé, on change de vie, un peu comme au théâtre, pour endosser le "rôle" du malade.

Ce rôle est d'autant plus nouveau lorsqu'il survient de manière inattendue. Ce qui se produit lorsqu'une personne s'estime en "bonne santé et découvre soudain un symptôme révélateur imprévisible.

Le statut du malade est complètement différent de celui qu "possède la bonne santé". On apprend à patienter dans les salles d'attente et à subir le bon vouloir des soignants.

Alors le temps perdu ne compte plus. Situation parfois difficile à supporter au niveau de sa dignité. On entre dans un monde hors société où l'on est dépourvu de titre, de qualité, de métier, parfois renvoyé à un simple numéro de matricule.

L'initiative et l'opinion personnelles sont interdites : il ne faut pas ralentir l'activité indiscutable des "spécialistes".

Les "vivants" accrochés à leur statut privilégié repoussent inexorablement les "malades", futurs condamnés.

Pas étonnant alors que la peur s'empare du "malade". Peur même d'être totalement ignoré en tant qu'humain, avant même que de disparaître réellement.

L'humour, la gaîté sont interdits pour laisser place à la consternation : une sorte d'enterrement mental préalable au départ supputé. Echanger avec autrui revient souvent à être regardé comme quelqu'un condamné à disparaître prochainement, ce qui génère une attitude de fuite, de mise à l'écart de la part de celui qui appartient au "club des vivants" et est très soucieux d'exister dans ce statut.

Alors le rôle du malade confine avec celui du condamné. Brutalement, la peur de la disparition, de la mort, s'installe, déstabilisatrice à l'extrême. Il y a tout d'abord une incrédulité vis-à-vis du grand départ. Le mental s'y oppose et ne peut se résigner à l'accepter. Ceci d'autant plus que le malade se situe dans un âge de vie d'où la mort est habituellement exclue. Jusqu'au moment où le diagnostic fatal est asséné : la notion de vie est tellement naturelle, que quelque part on se croirait immortel. La révélation du cancer fait apparaître la fragilité de la vie et cela implique subitement une appréciation plus authentique de sa valeur.

La lumière, la nature, es êtres vivants prennent une autre dimension, comme si on avait été incapable véritablement de les appréhender précédemment. L'annonce de la mort prochaine ouvre les yeux et fait découvrir les mille qualités de la vie, trop souvent imperceptibles. Tout s'amplifie et cela nous ramène à la pensée de devoir tout quitter, générant à nouveau peur et regret. Ainsi alternent la perception accrue du vivant et la peine de risquer de le quitter.

Parallèlement, et plus réellement, le malade est confronté à divers choix thérapeutiques. Et ces choix influent sur les valeurs que l'on souhaite adopter, souvent en abandon de celles précédentes qui n'apparaissent plus présenter qu'une valeur relative. D'un seul coup la crainte de souffrir, sinon de mourir, se dessine et devient parfois obsédante.

Se pose alors la question de savoir quoi faire dans l'immédiat. La réponse survient rapidement : l'essentiel est d'abord de "sauver sa vie". Tout sera donc fait dorénavant pour parvenir à cette fin.

C'est donc dans ces circonstances que se situe la nécessité d'informer les autres sur son état : difficile situation. En effet, cette annonce choque et engendre la peur et aussi l'impossibilité d'apporter une aide concrète. Le mieux alors est d'utiliser un langage technique relatant la situation et les moyens envisagés pour y faire face.

Dans son rôle de malade, le nouveau cancéreux se sent alors dans la nécessité de "remonter" les interlocuteurs. Le plus simple est sans doute de ne pas en dire trop, mais de faire sentir sa "présence" comme moyen d'accompagnement.

La maladie est trop souvent une cause de rupture inconsciente contre laquelle il est nécessaire, en plus, de luter efficacement. L'existence partagée semble être le meilleur moyen d'y répondre.

 

4 – les désordres cellulaires

 

Les cellules dans un organisme en bonne santé vivent en bonne intelligence, fonctionnant dans l'harmonie régulatrice de l'ensemble. Lorsque certaines d'entre elles s'écartent de ce schéma, la tumorisation d'abord, la cancérisation parfois, se mettent en place.

Ce sont souvent des gênes –fondamentaux de leurs croissances- qui, en étant anormaux, les placeront hors de la régulation générale des tissus. Concrètement, les cellules vivent, se divisent, puis disparaissent, remplacées par des nouvelles. Ainsi l'organisme perdure, mais en se renouvelant sans cesse cellulairement.

Les gênes anormaux brouillent cet état ordinaire de croissance et les cellules qui les portent ne disparaissent pas, d'où un excès de croissance st traduisant par un excès de volume.

Les cellules tumoreuses sécrètent des substances intoxiquantes pour les cellules voisines normales. Il se produit alors des inflammations qui stimulent leur croissance. Enfin elles détournent avantageusement à leur profit oxygène et nutriments indispensables à leur existence et leur prolifération.

La mise en route de ces désordres cellulaires provient de diverses sources de déséquilibre et de grands désordres affectant l'organisme entier. Les proliférations tissulaires sont parfais extrêmement rapides induisant douleurs et dysfonctionnement divers qui sont souvent à l'origine de leur détection.

Mais si certaines cellules ont tendance à devenir rebelles pour proliférer anormalement, l'organisme possède néanmoins des possibilités de les contrecarrer. Tout d'abord en mobilisant contre elles le système immunitaire garant de l'intégrité de l'organisme. En particulier les gendarmes que constituent les globules blancs, se mettent à l'œuvre pour phagocyter (manger) les cellules indésirables. Ce processus intervient de nombreuses fois avec réussite. Mais il peut parfois devenir lui-même défaillant, ouvrant alors la porte à la prolifération cellulaire.

Puis les produits toxiques émis par les cellules envahissantes sont neutralisés et ne parviennent pas à créer les inflammations nécessaires à leur croissance. Ici aussi la neutralisation peut s'amoindrir, laissant la possibilité aux excroissances.

Enfin l'organisme refus de multiplier les vaisseaux sanguins locaux chargés de nourrir les envahisseurs. Mécanisme qui peut également dysfonctionner et permettre la tumorisation.

Ainsi chacun comprendra que l'organisme est un "champ de bataille" permanent pour assurer son intégrité et sa pérennité et c'est d'abord à lui-même d'assurer cette fonction de gendarme vigilant.

Si toutes ces barrières sont franchies, les interventions extérieures comme la chirurgie, la radiothérapie, la chimiothérapie n'ont comme objectif que de détruire les envahisseurs.

Il n'en demeure pas moins que l'on devra s'efforcer de maintenir et favoriser les défenses naturelles pour exister pacifiquement avec l'ensemble des cellules de l'organisme.

Il existe diverses souches de cellules cancéreuses : celles du sacrome –indiquées S180- sont particulièrement virulentes en développant des cancers à croissance fulgurante.

Lorsque ces souches existent et son repérées, une lutte immédiate est entamée à leur encontre par les globules blancs spécialement agressifs eux aussi.

Le résultat est variable : chez certaines personnes le cancer se développe et nécessite une lute artificielle pour les combattre. Chez d'autres –en nombre réduit- le cancer ne se développe pas, régresse parfois ou disparaît. On parle alors de situations rares de rémissions spontanées.

Ainsi selon l'état d'activité de la défense immunitaire, des organismes péricliteront ou survivront. Il y aura lieu de se poser la question pour connaître ce qui peut accroître la virulence de l'installation des cellules souches cancéreuses et dans le même temps d'observer la puissance d'attaque des globules blancs lymphocytes du système immunitaire chargés de s'opposer aux cellules envahissantes, de les contrer, puis de les détruire.

Dans certaines circonstances la capacité des globules blancs à phagocyter (manger) les cellules cancéreuses est phénoménale. Les ressources du corps et ses possibilités à faire face à la maladie sont trop souvent sous estimées. C'est pourquoi il faut s'acharner à accroître ces possibilités.

Il est probable que la prodigieuse efficacité de certaines défenses immunitaires est liée à la qualité de gènes exceptionnels. Mais pour un système immunitaire ordinaire, jusqu'où peut aller la protection. Peut-on par le vécu l'accroître en rendant plus combatifs nos globules blancs ? Peut-on freiner –malencontreusement- la vitalité de notre système défensif, ou à l'inverse le stimuler ? Devons-nous subir passivement la dégradation de ce système immunitaire, ou à l'inverse pouvons-nous le stimuler et le rendre plus performant ?

Pour cela, il est évident que ces globules blancs doivent vivre dans un milieu vital qui leur apporte des nutriments adéquats et en retour évacuer les toxines diverses provenant du métabolisme cellulaire, ainsi que des luttes microbiennes localisées auxquelles ces soldats de notre défense sont confrontés.

Enfin il apparaît nécessaire que certains globules blancs privilégiés –les lymphocytes T4 auxquels s'attaquent le VIH- destinés à diriger les manœuvres de l'ensemble des globules blancs soient protégés en permanence.

Sans oublier les facteurs psychologiques débouchant sur des émotions qui conditionnent leur efficacité.

Ainsi voyons-nous que les globules blancs réagissent à l'environnement, à l'alimentation, à la vie émotionnelle et physique. Le lien entre le système immunitaire et la progression du cancer explique que certains cancers, associés à des virus (cancer de l'utérus, du foie) soient plus ou moins détruits.

Lorsque le système immunitaire est affaibli, certains cancers tendent à se développer (mélanomes, lymphomes). Quand le système immunitaire est performant, d'autres cancers apparaissent moins souvent (côlon, poumons, reins, etc.). Les cellules cancéreuses envahissent moins l'organisme sous forme de métastases.