CANCER et défenses naturelles - 2ème partie

5 – le processus de l'inflammation

 

L'organisme possède la capacité de réparer naturellement ses tissus lorsqu'il s'est produit une blessure. Le mécanisme qui est au centre de cette réparation est l'inflammation. Les lésions qui affectent les tissus peuvent être de plusieurs ordres : blessure, coupure, choc, brûlure, agression chimique, infection microbienne, etc.

L'organisme possède la propriété de détecter ces anomalies lésionnelles. Alors les plaquettes du sang s'agglutinent sur la partie affectée. Elles émettent une substance qui renseigne le système immunitaire. Celui-ci produit également d'autres médiateurs chimiques (cytokines, chémokines, prostaglandines, leukotriènes et thromboxanes) qui vont intervenir dans le processus de réparation tissulaire.

En premier lieu, les vaisseaux sanguins avoisinant la lésion se dilatent, favorisant l'arrivée de globules blancs. C'est l'apparition par gonflement local du phénomène inflammatoire.

En second lieu, la coagulation du sang se réalise autour des plaquettes regroupées, afin de réduire la brèche survenue dans les tissus. Les tissus avoisinants gonflés deviennent perméables pour faciliter le travail des globules blancs.

Enfin, on observe la construction de nouvelles cellules du tissu endommagé pour qu'elles re-soudent les blessures subies. Ainsi tous ces mécanismes garantissent en permanence l'intégrité de l'organisme et sa reconstruction localisée face aux agressions lésionnelles observées.

Ces processus réparateurs sont autolimités. Ce qui implique que la construction de nouveaux tissus s'arrête dès que la lésion est réparée. Alors les globules blancs se remettent en état de veille, pour ne pas attaquer les nouveaux tissus sains reconstruits. Ainsi l'inflammation a pour objectif principal de créer de nouveaux tissus nécessaires à la guérison des lésions.

Cependant, les cellules cancéreuses utilisent ce même phénomène de l'inflammation pour croître et se disséminer.

Il est d'observation courante que certains cancers se développent parfois à l'endroit où se produit un choc occasionnel ou dans un lieu frotté à répétition. Le cancer apparaît alors comme une tentative de réparation d'une blessure, mal effectuée.

On a observé que de nombreux cancers sont reliés à un état inflammatoire chronique. Les cellules cancéreuses produisent del'inflammation pour assurer leur croissance, en fabriquant les mêmes substance"s inflammatoires (cytokines, chémokines, prostaglandines, leukotriènes et thromboxanes). Ainsi elles rendent perméables les cellules avoisinantes afin de les envahir, pour proliférer et se propager.

Ainsi, par l'inflammation créée, les cellules cancéreuses vont coloniser les cellules proches et pénétrer dans le flux sanguin pour se propager en formant des cellules cancéreuses à distance : les métastases.

Lors de la cicatrisation normale des lésions, la production des substances chimiques est interrompue lorsque les tissus sont reconstitués. Ces tissus s'arrêtent alors de croître et tout rendre dans l'ordre naturel.

En situation de cancer, la production des substances se prolonge et il y a blocage de l'arrêt de reproduction cellulaire. Ainsi les cellules cancéreuses perdurent et croissent.

Ce faisant, ces cellules cancéreuses, par l'inflammation induite, trompent les globules blancs qui cessent de les combattre. Plus le cancer produit un effet inflammatoire, plus il est agressif et plus il est capable de se propager en métastases. Ce processus inflammatoire permet de proposer les durées de survie de nombreux cancers (côlon, sein, estomac, prostate, cerveau, utérus).

Ainsi les cancéreux dont les "marqueurs inflammatoires" (les substances) sont les plus bas, ont plus de chance de survivre. L'état de santé apparent étant moins informatif.

L'état d'inflammation représente un déterminant de la santé, même lorsqu'il paraît sans gravité ou lié à des problèmes détectables. Ainsi en est-il par exemple en situation de douleurs articulaires.

Aussi la tentation est forte, pour les traitements allopathiques, d'utiliser systématiquement des médicaments anti-inflammatoires pour réduire "préventivement" ces situations. Mais ces médicaments présentent des effets secondaires importants (risque d'ulcère ou de troubles cardio-vasculaires).

L'organisme n'est pas une cornue dans laquelle on peut faire n'importe quoi. Mieux vaut consolider le terrain en réduisant naturellement l'état toxémique. Ce qui aboutira à réduire les états inflammatoires y compris ceux générés par les souches cancéreuses. Les chercheurs ont trouvé des produits capables de s'opposer à la production de cytokines entrant dans le processus des inflammations engendrées par les cellules cancéreuses, pour voir ces cellules détruites par le système immunitaire de l'organisme. Ces produits existent largement dans l'alimentation humaine.

Par ailleurs les situations émotionnelles intenses, génératrices de colère ou de panique, déclenchent dans notre corps la sécrétion de noradrénaline (l'hormone du combat) et de cortisol (l'hormone du stress). Leur objet est de le préparer à contrer une blessure éventuelle et donc de stimuler préventivement les situations inflammatoires nécessaires à la réparation des tissus, mais donc aussi à la croissance des tumeurs si elles existent préalablement.

Il apparaît donc impératif de ne pas se laisser emporter par les situations stressantes afin de ne pas amplifier les inflammations pro cancéreuses. Réduire l'inflammation par une sérénité permanente est fondamental.

Par ailleurs, pour se sustenter et croître, les cellules cancéreuses ont besoin d'être ravitaillées en nutriments et oxygène et d'évacuer les déchets du métabolisme qui proviennent de leur utilisation.

Cet approvisionnement est possible grâce aux vaisseaux sanguins pourvoyeurs et évacuateurs et notamment les plus petits, les capillaires sanguins.

Les chercheurs ont montré que les tumeurs cancéreuses avaient la possibilité de créer ces vaisseaux sanguins, phénomène de l'angiogénèse. Pour cela elles émettent une substance chimique appelée "angiogénine" qui favorise la création de vaisseaux sanguins, approvisionneurs dans l'environnement immédiat de la tumeur.

Par contre, une autre substance chimique, l'angiostatine, bloque la croissance des tumeurs. Cette dernière substance existe dans de nombreux nutriments favorables à la non prolifération des tumeurs.

Pour les empêcher de croître, il faut les affamer. C'est dans ce sens que la réduction des protéines –nutriments de la croissance cellulaire- est intéressante. Le régime alimentaire sera donc prépondérant. La diète et le jeûne, en réduisant les approvisionnements nutritionnels, agiront alors dans ce sens.

 

6 – le risque du cancer

 

Il y a encore quelques décennies, le cancer survenait chez des personnes âgées de plus de cinquante ans. Actuellement, il n'est pas rare de voir des personnes, vers la trentaine, atteintes de ces mêmes cancers. Parfois, les personnes atteintes semblent avoir vécu alimentairement de manière équilibrée, se procurant des produits biologiques et évitant des causes connues comme le tabagisme, l'alcoolisme.

Depuis la seconde guerre mondiale, la fréquence du cancer s'accroît dans les pays industrialisés, particulièrement chez les individus peu âgés. A cela, les spécialistes ajoutent qu'il faut encore intensifier la recherche sur le cancer et procéder à son dépistage précoce. Néanmoins le cancer des plus jeunes, notamment les enfants, est en constante progression. Il a été observé que certains cancers fréquents (sein, prostate, côlon) correspondent principalement aux pays industrialisés.

Ainsi, il est probable que les cancers pourraient survenir sous l'influence de facteurs externes, tels le style de vie et l'environnement.

La disparition de la conservation des aliments par le sel au profit du froid a fortement limité l'apparition du cancer à l'estomac. Par contre, la survenue de nombreux produits toxiques dans notre environnement : alimentaire, domestique, paysager, ont provoqué une recrudescence d'apparition des cancers.

Il est primordial de se protéger de ces produits cancérinogènes, autant que possible. Il s'agit le plus souvent d'une question de connaissance de ces produits avec la décision de s'en éloigner.

Nos gênes, apparus il y a des centaines de milliers d'années, correspondent à une population de primates cueilleurs principalement. Ces gênes ont peu évolué et notre alimentation spécifique devrait comporter beaucoup de fruits et de légumes. Primitivement, les primates préhominiens n'étaient pas carnivores pour manger de la viande, ni granivores pour consommer les céréales : l'alimentation des oiseaux.

L'alimentation actuelle comporte trop de sucres raffinés, de farines blanches, d'huiles végétales hydrogénées, sources de risque de cancérisation.

Il n'y a pas de protection protéinique, vitaminique ou minérale dans ces pseudo-aliments. Les mauvais aliments favorisent la croissance des tissus cancéreux. En effet, le cancer se nourrit de sucre. Le métabolisme des tumeurs cancéreuses est dépendant de la présence du glucose, nutriment terminal de la digestion des sucres.

Les sucres sont des aliments à index glycémique élevé : ce qui nécessite que le pancréas secrète l'insuline ainsi qu'une molécule d'utilisation du sucre. Celui-ci nourrit excessivement les cellules en leur favorisant une croissance trop rapide.

Ces situations d'excès de sucre accentuent les situations inflammatoires, elles-mêmes fort cancérigènes. Même au niveau thérapeutique, l'excès de sucre ralentit l'action de la chimiothérapie. Il faut à tout prix éviter de promouvoir les pics insuliniques dans le sang. Halte aux excès de sucre sous toutes les formes.

Pour des raisons similaires, les diabétiques (qui possèdent une glycémie trop forte) ont un risque de cancer supérieur à la moyenne des individus.

Les fruits naturels, moyennement sucrés, accompagnés de leurs minéraux et vitamines originels, ne créent pas ce risque de cancérisation.

L'obésité représente un facteur de risque pour le cancer. Durant les trente dernières années, l'obésité s'est accrue considérablement, accélérant de ce fait le risque de cancérisation. L'accroissement de l'obésité était incriminé au manger gras et à l'insuffisance de l'exercice physique. Mais on s'est aperçu que c'était la modification survenue dans le gras alimentaire qui accélérait l'obésité, et, partant, la cancérisation.

Le lait et tous les produits laitiers dérivés, beurre et fromages, sont particulièrement indiqués comme ayant une composition interne modifiée par une alimentation industrialisée des bovins et de spoules notamment.

Ainsi les acides gras oméga-3 se sont réduits par rapport à ceux oméga-6. Ces acides gras sont dits essentiels car ils ne peuvent pas être synthétisés par l'organisme humain. Ils dépendent donc directement de notre approvisionnement alimentaire.

Ces deux acides gras agissent de manière opposée pour l'accumulation de la graisse dans notre corps : les moéga-6 favorisent leur stockage, tandis que les oméga-3 limitent l'accumulation graisseuse.

Il y a donc un grand intérêt à connaître le rapport qui existe entre oméga-3, bénéfique, et oméga-6, source d'obésité, dans notre organisme. Concrètement, les œufs industriels contiennent 20 fois plus d'oméa-6 que d'oméga-3.

Certaines hormones artificielles données au bétail agissent dans le sens de l'accroissement de l'obésité. La margarine "végétale" a remplacé le beurre dans l'alimentation moderne pour combattre le cholestérol excessif. Il y a un revers à ce choix : l'huile de tournesol entrant dans cette margarine contient 70 fois plus d'oméga-6 que d'oméga-3, l'huile de soja 7 fois plus, l'huile de colza 3 fois plus.

D'où la croissance de l'obésité, des états inflammatoires et de la cancérisation, même si la margarine a effectivement fait baisser le taux de cholestérol.

Il s'est aussi créé un autre type d'aliment avec l'apparition des graisses hydrogénées : huiles végétales hydrogénées pour devenir solides à température ambiante, notamment les huiles de palme ou de colza. Cette modification les rend moins digestes et plus inflammatoires. Ces huiles ne rancissent pas et c'est pour cela qu'elles ont gagné les rayonnages des commerçants.

Dans les produits alimentaires où elles pénètrent, elles sont accompagnées d'émulsifiants, de correcteurs d'acidité, d'agents de traitement de la farine, de conservateurs, de stabilisants et d'épaississants. Tout cela contribuant à accroître leur dangerosité, ces graisses hydrogénées portent leur lourde part de la croissance de l'obésité, du syndrome inflammatoire et en final du cancer.

Ainsi la surconsommation d'oméga-6 accroît le développement des cellules graisseuses et l'inflammation favorable à la cancérisation. Il est urgent d'observer son alimentation pour réduire au maximum son apport.

Sucres excessifs et surconsommation de produits contenant des oméga-6 doivent être bannis de notre alimentation pour nous protéger des états inflammatoires et de la cancérisation. D'une manière générale, l'alimentation est déterminante dans la qualité de la santé. Une nourriture végétarienne est préférable à celle omnivore, non adaptée à notre espèce.

L'huile d'olive de première qualité biologique représente un bon apport ne favorisant pas les réactions inflammatoires. Les huiles de lin et de noix sont riches en oméga-3 ; elles doivent être accompagnées de légumes verts produits et garantis en culture biologique.

Ces derniers produits favorisent le contrôle des inflammations, la fluidification du sang et, partant, un meilleur contrôle de la croissance cellulaire.

Même avec une bonne alimentation, il est nécessaire de se protéger de l'accumulation de produits chimiques cancérigènes qui se propagent dans notre proche environnement. Il est difficile de se soustraire à ces produits toxiques qui envahissent notre organisme par différentes voies, dont celle gazeuse de la respiration. Il nous est difficile de demeurer en bonne santé dans un environnement pollué.

C'est particulièrement dans la graisse que s'accumulent de nombreux produits cancérigènes. La progression des cancers au cours des dernières décennies s'est particulièrement effectuée dans les tissus qui contiennent ou sont entourés de graisses : ovaires, seins, prostate, côlon, système lymphatique …

Nombre de cancers sont dépendants des diverses hormones qui existent dans notre organisme. Il s'agit alors de cancers "hormono-dépendants".

En se fixant sur les récepteurs des cellules, elles déclenchent des réactions en chaîne susceptibles de propulser ces cellules dans une croissance anarchique.

Les polluants de l'environnement peuvent se comporter de manière identique en "perturbateurs hormonaux". Cela les rend capables d'activer les cellules cancéreuses naissantes. Certains de ces polluants se retrouvent dans les produits animaux, telle la viande rouge bovine des élevages industriels. Leur consommation abondante sur-active la croissance cancéreuse. Mais les enveloppes plastiques qui les contiennent aggravent encore ces situations.

Les végétaux contiennent moins de polluants que les produits animaux. Mais nous sommes aussi exposés aux résidus : pesticides et insecticides situés dans les produits ménagers. Les agriculteurs exposés aux pesticides et fongicides se situent dans un risque amplifié à la cancérisation.

Les produits végétaux de l'agriculture biologique obtenus avec des engrais naturels et sans pesticides de synthèse, apportent la meilleure garantie pour maintenir une croissance équilibrée cellulaire.

Cette nourriture bio a d'abord été l'apanage des précurseurs des milieux écologistes. Mais devant la gravité de la relation entre cancer et environnement, de nombreux scientifiques, puis des politiques, se sont engagés. Et l'on voit surgir des recommandations, suivies d'obligations de réduire les normes de pesticides dans l'agriculture. Mais cela génère des conflits d'intérêt avec ceux qui pensent devoir nourrir les six milliards d'humains peuplant la planète. Les nourrir en préparant leur cancérisation ?

La lutte contre le tabac sous l'effet des scientifiques, avec des interdictions impensables il y a peu, va dans le même sens.

Autant que faire se peut, nous pouvons décider d'acquérir des produits alimentaires végétaux de qualité –ou les produire.

Un rapport des Nations Unies déclare que la contribution de l'élevage des animaux à la production de l'effet de serre qui entoure notre planète est plus importante que celle générée par le secteur des transports. Alors retournons vers des pratiques de nourriture végétale plus adaptée à notre spécificité de primates.

On ne peut pas vivre en bonne santé sur une planète malade. C'est pourquoi chacun de nous doit, pour lui-même et la planète, agir au mieux pour le milieu environnemental.

Voici quelques conseils :

-          aérer les vêtements et les nettoyer à la lessive moins polluante ;

-          éviter les déodorants en appliquant une bonne hygiène de vie ;

-          utiliser des produits de nettoyage domestique écologiques ;

-          attention aux récipients en plastique : préférer les récipients en verre ou céramique ;

-          ne pas utiliser de four micro-ondes qui détruisent les cellules des aliments, les rendant mortes, incapables d'engendrer la vie ;

-          préférer l'alimentation crue végétale à celle trop cuite et carnée.

Les produits cancérigènes nous entourent trop souvent dans notre environnement domestique. Ils engendrent "le risque du cancer".

 

7 – Éviter la récidive

 

A la première survenue cancéreuse, le choc est important. Mais que dire de ce qui se passe lorsque la récidive survient. Il s'agit alors d'un véritable anéantissement mental tant l'espoir de survie s'amenuise.

Souvent après la sécurisation apportée après la première découverte du cancer, par les traitements médicaux classiques : chirurgie radiothérapie, chimiothérapie, on retourne au mode de vie –ou presque- qui précédait sa découverte.

Erreur phénoménale, car les nombreuses causes qui ont engendré les risques de cancer ne sont pas modifiées. Pire, elles sont parfois amplifiées, car le monde médical scientifique ne se soucie guère de la notion de "terrain" laissée à la vague appréciation des alternatifs.

Trop souvent, le cancéreux "primo-guéri" pense que sa maladie est assimilable à une autre, non récidivante. Hélas il n'en est rien.

C'est pourquoi il est peu probable que le mode de vie et particulièrement celui alimentaire soit considérablement amélioré.

Le "traité médicalement" se fie aux derniers résultats du scanner effectué à intervalles réguliers. Mais la recrudescence de la tumeur cancéreuse peut parfois se développer rapidement entre les examens, et de nouveau le pessimisme concernant l'avenir surgit à nouveau, accélérant encore la possibilité de cancérisation.

Verbaliser ses craintes, recevoir une aide psychologique est alors essentiel. Mais que faire ? Retourner vers la médecine classique ? Mais alors se pose de nouveaux problèmes : les différents "spécialistes" auxquels "on" s'adresse recommandent des solutions souvent dissemblables.

Certes, le cancer apparaît sous des formes variées et les médecins proposent les pratiques qu'ils utilisent couramment. D'où des proposition d'action parfois fort différentes.

Par exemple, pour le cancer du sein, on proposait une vaste opération consistant à retirer la totalité du sein, les ganglions lymphatiques de la partie affectée et parfois des muscles de l'aisselle. Cette opération, fort mutilante, était effectuée pour éviter les récidives.

Autre solution, retirer seulement la tumeur et consolider avec la radiothérapie. A long terme les récidives ne sont pas plus nombreuses.

Alors que faire ? Le chirurgien veut opérer, le radiothérapeute propose d'irradier et le cancérologue, la chimiothérapie, pour les moyens conventionnels.

Les tumeurs, lorsqu'elles sont localisées, peuvent être retirées par la chirurgie. D'aucuns disent que cela favoriserait la prolifération. Mieux vaut réassurer la sécurité immédiate en retirant. Dans l'ordre de gravité, la radiothérapie et la chimiothérapie se suivent.

Certes il existe des "traitements alternatifs". Beaucoup fonctionnent dans ce domaine sous la forme de la "croyance". C'est difficile de choisir. Chacun cherche à guérir tout en évitant les traitements lourds et leurs effets secondaires.

Et en pratique naturelle, le jeûne, par exemple, que faut-il en penser ?

La détoxination existe en permanence dans nos cellules. Le jeûne, en économisant l'énergie destinée à la digestion et en la redistribuant vers l'élimination toxinique cellulaire, accroît la détoxination générale de l'organisme. En favorisant l'autoconsommation des tissus, il accentue l'autolyse des parties indésirables de l'organisme, dont les diverses tumeurs.

Mais sont action est-elle suffisante pour détruire totalement les tissus cancéreux, jusqu'à complète éradication ?

Probablement pas, car son action est limitée par les possibilités vitales de l'organisme. Or ces possibilités ont été insuffisantes puisqu'elles ont laissé venir les tumeurs une première fois, puis, malgré l'utilisation de destruction des moyens conventionnels de la médecine classique, elles les ont laissé revenir en récidive.

Le jeûne n'est pas une technique miraculeuse de santé. Il apporte beaucoup d'avantages de réaménagement de l'organisme. Mais dans ce cas, laisser les tumeurs aller selon leur choix risque de provoquer leur dissémination par métastases dans divers organes. Le travail de leur nettoyage par la chimiothérapie, l'ultime thérapie conventionnelle, ser ardu, sinon impossible. Un pronostic fatal est alors à envisager.

C'est pourquoi la sécurisation est d'abord primordiale par les moyens conventionnels. Si l'on n'a pas pensé à rechercher à modifier son terrain de base sur lequel se déploie le cancer, il serait urgent d'y penser encore, même et surtout après la récidive. La revitalisation de l'organisme s'impose urgemment (voir "les cinq clés de la revitalisation de l'organisme" – éditions le courrier du livre).

Nous allons maintenant nous employer à faire des propositions concrètes pour améliorer la qualité vitale du "terrain", de manière qu'il réduise sa contribution à la construction du cancer. L'issue sera de toute façon un combat entre haute et basse vitalité. Faisons tout ce que nous pouvons pour la rehausser au maximum.

 

8 – les propriétés vitales des aliments

 

Les aliments consommés, dont l'objectif est de nourrir les cellules du corps, possèdent des propriétés vitales (voir "les sources de l'alimentation humaine" – éditions Nature et Vie).

Les "médico-naturos" se sont ingéniés à observer les effets de certains aliments sur le développement du cancer. Ainsi ils découvrent que le thé vert réduirait les possibilités d'inflammation. Ils le recommandent pour cet effet en le nommant "alicament".

Pour les hygiénistes, l'action médicamentaire va à contresens de l'action vitale de détoxination et de promotion d'un organisme en état de bon fonctionnement naturel.

En l'occurrence, l'alicament thé vert trop porteur de théine, alcaloïde dangereux, ne peut être recommandé en médication constante précancéreuse. Après la survenue et l'utilisation des moyens conventionnels déjà fort dangereux, son utilisation est un choix médicamenteux mais qui ne va pas favoriser un terrain adapté aux actions vitales principales pour conserver une bonne santé. Nous ne le recommandons pas.

Mais les produits classés alicaments ne sont pas tous aussi dangereux, ainsi en est-il de ceux qui contiennent des sels minéraux, vitamines ou antioxydants.

Le soja serait aussi un alicament anti-inflammatoire, donc protecteur des cellules face à la tuméfaction. Néanmoins cet aliment comprenant des parts importantes de graisses, protéines et glucides devrait être consommé avec précaution, notamment par les personnes sous-énergétiques. L'Agence Française de Sécurité Sanitaire des Aliments (AFSSA) recommande une faible consommation de soja au femmes qui ont développé un cancer du sein.

Le curcuma, épice utilisée en Inde, est également signalé comme alicament anti-inflammatoire donc anticancéreux. Mais fort intoxinant par ailleurs, il ne peut être considéré comme un moyen naturel d'accroître la santé.

Certains champignons pourraient être considérés comme des alicaments stimulant les activités du système immunitaire, notamment la pleurote. Cependant les champignons contiennent des protéines délicates à digérer en combinaison alimentaire, ils peuvent être acceptés.

D'autres produits alimentaires tels les mûres, framboises, fraises, myrtilles, mais aussi les noix, noisettes, noix de pécan, sont aussi recommandés pour s'opposer à la croissance des vaisseaux dans l'entourage des tumeurs. Cette fois, hormis leur acidité parfois limite pour des individus sous-vitaux, ils peuvent être consommés sans risque et même avec profit, mais néanmoins en bonnes associations alimentaires.

Certains aromates tels le thym, la menthe, le romarin ou le persil posséderaient une possibilité de contrer la migration des cellules cancéreuses. Cette fois, leur consommation est tut à fait possible dans les salades.

D'autres aliments "alicaments" sont aussi proposés. Il s'agit des légumes crucifères : choux (de Bruxelles, brocolis, chinois, chou-fleur, …) qui s'opposeraient à l'évolution des cellules précancéreuses, lorsqu'ils ne sont pas trop cuits. "Décrudits" et en bonne association, ils sont acceptables pour minéraliser l'organisme, bien qu'ils aient parfois –à tort- la réputation d'être indigestes.

La famille des "alliacés" : ail, oignon, poireau, échalote, ciboulette … possèderaient des effets antibactériens et seraient anti-cancérigènes. Néanmoins leurs composés soufrés les rendent indigestes crus, plus aisément consommables cuits.

Les légumes et fruits riches en carotène seraient aussi à considérer en alicament anti-cancer. Il s'agit des carottes, courges, citrouilles, potimarron, patates douces, betteraves pour les légumes, et les oranges, mandarines, citrons, pamplemousses, kakis, abricots, grenades pour les fruits. Ces aliments sont de fait dans les aliments idéaux, à consommer en bonne association alimentaire.

Une mention particulière pour la tomate, alicament qui favoriserait la survie en situation de cancérisation. Il est recommandé alors de la consommer cuite.

Certaines algues marines seraient aussi anti-cancer. Citons le nori, le kombu, le wakamé, l'aramé et la dulse.

L'utilisation de l'ensemble de ces alicaments est complexe. Il nous apparaît délicat de les additionner inconsidérément sans connaître les principes des comptabilités alimentaires (voir livre "compatibilités alimentaires" éditions Nature et Vie).

Des minéraux, sélénium, magnésium ; des vitamines : C et A, agiraient en synergie pour réduire les cancérisations. Il sont également présents dans une alimentation saine.

La vitamine D s'opposerait au développement des cancers. Elle est générée par la peau exposée au soleil. Vingt minutes d'exposition par jour conviennent. Cependant, il faut se méfier de la surexposition. Les dermatologues craignent la mise en route des cancers de la peau.

Les aliments riches en oméga-3 seraient aussi anti-cancer. Huiles de lin, chanvre, noix, olives notamment, les poissons en contiennent mais ce sont des aliments pour carnivores à consommer selon le choix, modérément.

Des bactéries intestinales, notamment les lactobacillus acidophilus et bifidus agiraient aussi contre les cancers. Issus des produits laitiers, ils correspondent à une alimentation humaine de compromis.

Considérer les aliments comme des médicaments destinés à combattre les troubles de santé est une déviation grave de leur utilité sanitaire. Considérations déviantes engendrées par des "soigneurs" habitués à combattre des symptômes.

L'objet principal des aliments est de nourrir l'organisme. Si celui-ci est suffisamment détoxiné et son pouvoir vital suffisant, la maladie ne devrait pas exister ou subsister. Les idées qu'une alimentation de qualité puisse interférer avec un terrain défavorable au cancer passent difficilement dans le milieu médical. L'importante industrie pharmaceutique s'occupe d'abord de promouvoir le produit miracle et qui va rapporter gros. Quant à l'industrie alimentaire, elle empêche les recommandations sanitaires qui s'opposeraient à son énorme chiffre d'affaires.

Difficile, dans ces conditions, de faire évoluer l'alimentation dans la direction de la santé. Et en plus, les habitudes alimentaires sont telles qu'en l'absence de troubles de santé, seul le plaisir compte, indépendamment des risques encourus. C'est donc à chacun de reconsidérer son alimentation en fonction de la spécificité de primate de l'homme. En particulier les variétés de fruits et légumes conviennent. Les utiliser en pratiquant les compatibilités alimentaires pour promouvoir une meilleure utilisation.

Enfin, la meilleure alimentation doit s'exprimer sur un organisme détoxiné. C'est pourquoi la pratique de la diète et du jeûne occasionnels est fortement recommandée.

Un corps sain est seul en possibilité de promouvoir un équilibre cellulaire exempt d'excroissances.