LA TOXEMIE PERTURBATRICE DE LA QUALITE DU TERRAIN

LA TOXEMIE PERTURBATRICE DE LA QUALITE DU TERRAIN

 

 

La vie cellulaire humaine

 

La vie se manifeste au niveau des cellules composant les tissus des différents organes du corps humain.

L'homme est un métazoaire ou pluricellulaire dont le nombre des cellules est évalué à 100 milliards de milliards.

Bien peu de ses nombreuses cellules sont en contact avec le milieu extérieur. Ce sont les liquides internes circulants (sang et lymphe) qui constituent le milieu environnant des cellules humaines. Leur rôle est d'apporter aux cellules nutriments et oxygène, puis d'évacuer les déchets résultant de leur utilisation.

Ainsi, la digestion alimentaire, la respiration pulmonaire, la circulation sanguine sont des fonctions qui ravitaillent les cellules de l'organisme en aliments proprement dits et en oxygène.

Avec les nouveaux produits élaborés au niveau des cellules, celles-ci construisent de la nouvelle substance vivante. Elles réparent leur usure. La cellule jeune s'accroît et se divise.

Les transformations et réactions complexes qui se produisent au niveau de chaque cellule engendrent des produits nuisibles, qu'il est nécessaire d'éliminer.

Des organes joueront le rôle de relais pour rejeter ces toxines provenant du fonctionnement normal des cellules vers l'extérieur du corps humain.

C'est encore la lymphe baignant les cellules qui reprendra directement leurs déchets et par des capillaires lymphatique, puis veines lymphatiques, et les conduira au circuit sanguin.

Celui-ci drainera ces toxines internes vers les organes excréteurs. Au contact direct de la peau les glandes sudoripares excrètent, par les pores, de la sueur, sorte d'urine diluée. Les reins comportent des tubes urinifères qui sont de véritables filtres qui retirent du sang l'urine. Celle-ci contient de l'eau, de l'urée, de l'acide urique, des sels minéraux (dont le chlorure de sodium), un pigment jaune provenant des pigments biliaires, etc.

Le foie, en produisant de la bile, élimine de l'eau, des sels biliaires provenant de la décomposition de substances azotées, des pigments biliaires venant de l'hémoglobine des globules rouges détruits, et d'autres produits de la vie cellulaire.

La sueur, l'urine, la bile sont des éléments très toxiques dont le corps doit se débarrasser très rapidement sous peine de dépérir. Les poumons éliminent l'eau, le dioxyde de carbone, ainsi que des corps volatils (alcool).

 

La toxémie

 

L'élimination des toxines est réalisée par les processus de désintoxication qui neutralisent les toxines, les processus d'excrétion et les actions de vidage (intestins, vessie).

L'élimination des toxines procède de l'instinct de conservation : c'est une impulsion vitale qui est provoquée par la force vitale dont dispose tout être vivant.

La toxémie existe donc en permanence dans l'organisme humain. La qualité de vie de chaque être dépendra invariablement et essentiellement du niveau toxémique le plus bas possible qu'il lui est possible d'acquérir.

Maintenir le taux de la toxémie au niveau le plus bas est la meilleure manière d'accéder à une bonne santé.

 

Nature de la toxémie

 

Depuis notre naissance, la qualité de notre santé est en continuelle modification.

L'un des déséquilibres les plus pernicieux consiste justement à créer plus d'acide dans l'organisme, induisant ainsi une toxémie perturbante.

Aussi bien l'alimentation qui apporte trop de produits acidifiants, que le mode de vie stressant généralement enduré, sont à la source de cet excès d'acide.

Une trop petite minorité de gens à la vitalité robuste détruit cet excès d'acide, mais la plupart des personnes n'y parviennent pas, atteignant alors l'état d'acidose critique, générateur de troubles de santé.

L'organisme crée ainsi une toxémie acide qui passe souvent inaperçue jusqu'à l'apparition des troubles.

L'organisme épuise se minéraux pour lutter contre cet état d'acidose.

Le métabolisme des protéines (viandes, poissons, fromages, œufs, etc.) génère de l'acide urique.

La digestion normale des amidons procure des sucres simples genre glucose. Mais le processus anormal de leur digestion génère des produits dangereux, notamment les acides oxalique et acétique.

La digestion normale des protéines apporte des acides aminés nécessaires à la croissance et la réparation des différents tissus. Le processus anormal de leur digestion induit particulièrement de l'acide phénylpropionique et de l'acide acétique.

La digestion normale des lipides se termine en glycérol et acides gras. Le processus anormal de leur digestion génère de l'acide phosphorique.

Enfin, l'utilisation des sucres dans les cellules pour générer l'énergie nécessaire aux activités, crée des déchets : dioxyde de carbone et eau, l'ensemble formant l'acide carbonique.

L'intoxication du milieu de la vie de la cellule constitue la toxémie.

De nombreux produits chimiques peuvent polluer le milieu environnant de la cellule qui de ce fait ralenti ses possibilités de vie, quand il ne provoque pas sa mort : ceci constitue la toxémie d'origine externe ou toxémie exogène.

Une autre source d'intoxication de la cellule et de son milieu environnant provient des produits excrétés par la cellule elle-même, en tant que déchets provenant du fonctionnement normal de son métabolisme : c'est la toxémie d'origine interne ou toxémie endogène.

Tout ce qui provoque une intoxication d'origine externe contribue à augmenter pour l'homme la toxémie exogène. On peut noter :

-          les diverses pollutions actuelles,

-          les produits non spécifiques aux besoins humains comme le tabac, les drogues diverses, etc.,

-          les aliments absorbés en mauvaises associations alimentaires, source de putréfactions intestinales toxiques.

Cette simple énumération n'est pas exhaustive. D'autres causes, telles les sécrétions microbiennes, viennent également accroître cette toxémie exogène.

La toxémie interne de l'organisme humain est liée à la complexité de l'ensemble de la vie cellulaire. Il est important de saisir que cette toxémie interne dépend de la vie même des cellules. Elle naît au niveau de la cellule en permanence et gagne peu à peu l'ensemble du corps entier par la lymphe et le sang.

Répétons que c'est tout d'abord au niveau cellulaire que se situe le premier stade de la toxémie interne.

La toxémie, qu'elle soit d'origine externe ou interne, est constituée par la présence de toxines, substances diverses incompatibles avec l'état de santé, dans les cellules, la lymphe, le sang, les tissus, organes, et toutes parties du corps ayant une vie active.

La toxémie devient insupportable à l'organisme quand son accumulation dépasse le niveau de tolérance.

Le corps est toujours en situation toxémique, même si l'apport toxémique d'origine externe est inexistant.

En effet, du fait même de la vie et du déroulement du métabolisme cellulaire, des toxines provenant de l'utilisation des matières nutritives se forment constamment.

Ces toxines, en quantité acceptable par l'organisme, sont naturelles. C'est l'excès de ces toxines qui place les cellules dans l'impossibilité d'accomplir leurs différentes fonctions vitales.

Il importe donc de comprendre que le drainage des toxines – pour maintenir la toxémie à un seuil supportable – est une activité indispensable au maintien de la vie. Elle est probablement la plus importante car, si elle n'est pas rapidement satisfaisante, la mort peut survenir.

La digestion des sucres induit de l'acide oxalique au cours du transit intestinal. Il apparaît également de l'acide lactique qui devra être neutralisé par les organes excréteurs, foie et reins.

Mais les acides peuvent également provenir de l'extérieur de l'organisme, ainsi le café contient un pourcentage élevé de purines qui engendrent l'acide unique néfaste pour les reins. Le thé apporte de l'acide tannique fort dangereux. Une boisson comme le coca-cola contient de l'acide phosphorique.

Ces nombreux acides circulent de l'intérieur du sérum cellulaire aux liquides extérieurs aux cellules que sont la lymphe puis le sang. En définitive, ils baignent dans l'organisme tout entier, générant l'état d'acidose qui représente une toxémie néfaste à la vie cellulaire.

 

Réduction de la toxémie

 

La pratique de la respiration efficace

 

Les combustions cellulaires des nutriments énergétiques génèrent du dioxyde de carbone et de l'eau dont l'ensemble forme l'acide carbonique.

Ce produit acide, s'il est mal évacué, contribue à créer l'état d'acidose sanguine, c'est pourquoi la pratique de la respiration efficace apparaît comme une mesure d'urgence pour la réduction de l'acidose.

La respiration correspond à une opération de combustion lente. Les oxydations respiratoires se réalisent au niveau cellulaire des tissus. Les cellules absorbent de l'oxygène et rejettent du dioxyde de carbone et de l'eau. Au cours de cette opération, de l'énergie est libérée. Les occidentaux sont plutôt sédentaires et de ce fait sous-oxygénés, ce qui induit une constante asphyxie cellulaire. Les mouvements respiratoires habituels sont automatiques. L'amplitude et le rythme de ces mouvements peuvent être modifiés par la pratique d'exercices physiques.

Ainsi une activité physique intense possède la propriété d'enclencher subconsciemment une respiration plus intense.

La pratique de la respiration efficace apparaît comme l'une des mesures d'urgence pour réduire l'état d'acidose constituant la toxémie.

 

L'élimination toxinique au cours du jeûne

 

Le jeûne favorise le repos des organes digestifs qui sont trop souvent soumis à un surmenage dû à la surnutrition : surtout dans les pays industrialisés. D'autres organes liés à la distribution et à l'assimilation des nutriments (cœur, poumons, glandes, etc.) sont eux aussi ralentis dans leurs activités. Par suite, de nombreux organes du corps (dont les muscles) se mettent à vivre au ralenti. Le jeûne représente une période de repos physiologique. Seuls les organes associés à l'élimination des toxines accroissent leur activité.

Dans l'organisme, il y a continuellement un retard dans l'élimination des déchets cellulaires. Le jeûne permet à la fonction éliminatrice de combler ce retard.

L'accélération de ce flux d'élimination des toxines doit être réalisée avec précaution en réduisant progressivement l'alimentation.

En début de jeûne l'élimination cellulaire s'accroît. Ainsi disparaissent nombre d'anomalies corporelles : graisses excédentaires, épanchement, infiltrations et enflures diverses, dépôt minéraux. Le corps se libère des corps nuisibles intégrés dans ses tissus.

La fonction excrétrice joue pleinement son rôle et on constate que non seulement les produits excrétés s'accroissent en quantité, mais que leur nature même est transformée pour favoriser l'évacuation des déchets de l'organisme.

La bile, produit d'excrétion du foie, se concentre en produits toxiques. Cette bile excrétée au cours du jeûne vient assainir le contenu intestinal.

En début de jeûne, l'urine prend une teinte sombre et sa densité s'accroît. Elle devient acide et comporte beaucoup d'urée, de pigments biliaires et des phosphates. Son odeur devient désagréable et forte.

L'haleine devient fétide et de nombreux corps volatils sont évacués.

Le jeûne augmente l'élimination des toxines par l'excrétion de la sueur.

L'évacuation du mucus est très importante au niveau intestinal, mais elle s'observe également au niveau des muqueuses respiratoires où il se produit des expectorations au niveau des fosses nasales et des bronches.

Le rejet du mucu s'observe encore au niveau de l'estomac et des muqueuses des organes sexuels.

L'évacuation de mucus s'accompagne aussi de l'émission de mauvaises odeurs.

L'élimination des toxines au cours du jeûne représente le facteur primordial de régénération de l'organisme.

 

Les compatibilités alimentaires

 

Les compatibilités alimentaires sont fondées sur deux principes essentiels :

a)       la sélectivité des sécrétions enzymatiques : les transformations chimiques sui se produisent au cours de la digestion s'effectuent en présente d'enzymes, encore appelés diastases. Les sécrétions enzymatiques sont fonction des aliments ingérés. Des glandes spécialisées réagissent aux stimuli enregistrés par le cerveau et émettent alors des enzymes spécifiques à chaque type d'aliment consommé. Ainsi la ptyaline, enzyme salivaire, n'apparaît qu'en présence d'amidon.

b)       Les temps de digestion : les aliments ne nécessitent pas des temps de digestion similaires pour être digérés. Les sucres des fruits ne subissent pas de digestion : ils sont directement assimilables. Les amidons subissent l'action des amylases salivaire et pancréatique pour être d'abord transformés en maltose, puis celle de la maltase  intestinale, pour être réduits à l'état de sucre simple absorbable. La digestion des amidons est bien plus longue que des fruits. Les matières grasses ralentissent la digestion des autres aliments placés en leur présence. Les aliments contenant des acides ont une digestion prolongée car le corps doit d'abord neutraliser ces acides. Les légumes verts se digèrent assez rapidement car ils ne sont pas trop concentrés en protides, lipides, glucides ni en acides.

Le régime associé, respectant ces compatibilités alimentaires comprend :

-          petit-déjeuner : repas de fruits

-          déjeuner : repas glucidique comprenant crudités, un glucide (céréales, pomme de terre) et une matière grasse (huile ou beurre)

-          dîner : repas protidique comprenant un protide (viande, œuf, fromage, noix …) et des légumes cuits.

Le régime associé facilite la digestion. Il supprime les phénomènes de fermentation et de putréfaction intestinaux. Il aide à l'évacuation des selles. Il constitue de ce fait un facteur réducteur de la toxémie en évitant l'auto-intoxication de l'organisme.

 

La réduction des tensions

 

C'est notre énergie vitale qui assure notre santé. Cette énergie doit pouvoir circuler librement dans tout l'organisme.

Cette énergie provient de l'air que nous respirons, de la chaleur et du rayonnement solaires que nous recevons, des aliments que nous ingérons, du magnétisme terrestre, d'influences diverses telles nos relations affectives, nos idées créatrices, etc.

La santé sera le résultat de l'accumulation de ces énergies vitales. Ce n'est pas un état statique : tout peut se modifier.

Vivre en bonne santé c'est se dynamiser en permanence et non s'isoler dans une carapace éloignée de tout contact énergétique.

L'harmonie psychique est un facteur vital de la santé. Il est reconnu que de nombreux troubles physiques se développent à la suite de stress divers subis soit brusquement, soit durablement.

Ainsi, des déceptions affectives, des difficultés familiales, des problèmes professionnels ou sociaux sont parfois à l'origine de troubles de santé dits psychosomatiques.

Ces divers stress amoindrissent l'énergie vitale du sujet, accroissent sa toxémie.

L'activité mentale comporte des résonances physiques importantes. Il existe donc bien une relation étroite entre notre vie intérieure et notre santé.

Pour être en bonne santé, il est nécessaire d'éliminer les différentes tensions qui sont le résultat de notre mode de vie.

 

CONCLUSION

 

La toxémie résulte de l'ensemble de nos dysfonctionnements, tant physique que psychique.

Prendre conscience de l'existence de cette toxémie, de sa nature, des moyens à mettre en œuvre pour la réduire, représente une nécessité pour construire un terrain organique favorable à l'épanouissement de la vie.