LE POISSON ET LES PRIMATES

Le poisson et les primates

 

 

Le poisson nourricier

Le poisson est d'abord réputé pour ses apports protéiniques qui après digestion fourniront notamment les huit acides aminés essentiels : isoleucine, leudine, lsine, méthionine, phényalanine, thréonine, tryptophane et valine, indispensables à la croissance, l'entretien et la réparation des tissus.

Nonobstant que le tryptophane s'y trouve en facteur limitant de l'efficacité de cette protéine, supplémentée avec efficacité par une autre protéine (végétale, par exemple les noisettes) riche en cet acide aminé particulier.

C'est cependant le rôle majeur des acides gras oméga 3 qui l'a propulsé dans la recherche alimentaire du plus grand nombre. Et principalement le poisson gras.

Mais si cette particularité est bénéfique, elle n'est pas strictement indispensable, car il existe également de bonnes sources végétales d'oméga 3 : les noix notamment constituent un bon approvisionnement, y compris sous forme d'huile.

L'apport des poissons gras riches en cholestérol favorable à la création inter-organique de la vitamine D, est apprécié. Rappelons que cette vitamine se forme dans l'organisme sous l'exposition de la peau au soleil. Exposition a effectuer avec modération : quinze minutes journalières suffisent.

 

Le poisson intoxinant

Les toxiques environnementaux

La consommation du poisson implique actuellement l'examen de la pollution marine de cet aliment.

Ainsi observe-t-on que certaines espèces présentent des caractères de forte pollution au mercure et aux organochlorés.

Ceci est particulièrement vrai pour ceux qui se nourrissent d'autres poissons pour se situer en fin de chaîne alimentaire. L'homme venant, en définitive, se placer à l'ultime maillon, récoltant le maximum de polluants.

Parmi les plus pollués : l'espadon, le requin.

Le flétan, le bar, le thon concentrent le mercure.

Les poissons de petite taille à vie plus courte tels maquereau hareng, sardine, semblent moins touchés.

 

Les toxiques originels

Le poisson est un animal, il contient normalement dans ses tissus des toxiques originels : ce sont des leucomaïnes, de l'acide lactique et des bases xanthiques.

Naturellement notre foie peut nous nettoyer de ces produits. Mais avec l'âge son efficacité s'amoindrit et ces produits non neutralisés peuvent nous envahir et nous intoxiner.

 

Les toxiques métaboliques

Les acides aminés digestifs sont désaminés par le foie pour la reconstruction de molécules protidiques personnelles humaines. Il y a production de déchets azotés qui devront être neutralisés par les reins.

Nous retrouvons alors dans l'urine : l'urée, l'acide urique, la créatinine, l'acide hippurique et l'ammoniaque.

Le Docteur GUIERRE déclarait : "la moitié au moins des purines du poisson passe dans l'urine, augmentant l'excrétion xantho-urique".

L'organisme devra présenter une barrière éliminatrice (foie et reins) en bon état de fonctionnement pour s'opposer à cet apport de toxiques métaboliques.

 

Les toxiques digestifs

Les protides des poissons doivent subir une digestion rapide sous l'effet des sucs gastrique, pancréatique et intestinal, jusqu'au stade d'acides aminés, indispensables pour leur assimilation.

Pour bien digérer la ration protéique, les antimonies digestives feraient souhaiter des repas homogènes.

Les féculents se digèrent en milieu neutre alors que les protéines du poisson requièrent une sécrétion acide.

Les repas homogènes – encore appelés associés – ne sont pas la règle courante.

Les repas sont complexes : le poisson risque d'être mal digéré. L'albumine de la protéine peut entrer en putréfaction dans l'intestin grêle, donnant naissance à des acides gras volatils générant parfois l'aérophagie.

Notons que le poisson doit subir une digestion stomacale rapide, ce qui s'oppose à un mélange excessif avec des amidons (céréales, féculents).

 

Le poisson et les primates

L'homme est un primate ; il conserve toujours ses caractéristiques anatomiques originelles.

Or son alimentation a beaucoup évolué vers l'omnivorisme. Ne possédant pas les organes forts des carnivores pour éliminer le surcroît des déchets toxiques des protéines animales, il détériore plus ou moins lentement ses organes excréteurs, principalement foie et reins, générant de nombreux troubles ultérieurement.

Initialement arboricole, il était principalement végétarien.

Actuellement de nombreuses réflexions apportent leur contribution pour qu'il se réapproprie son mode d'alimentation d'origine.

C'est pourquoi les produits carnés – et particulièrement le poisson – devraient être mangés avec circonspection et modératon, pour ceux qui font le choix de les consommer.