Les produits animaux – la viande


Les produits animaux – la viande

  

Par produits animaux, nous entendons les viandes, les poissons, les crustacés, coquillages et mollusques, les insectes, les serpents, etc. que les hommes consomment partout dans le monde.

 

Dans l'exposé qui suit, nous nous préoccuperons essentiellement des viandes et des poissons.

 

Les produits animaux ont la faveur des nutritionnistes officiels ainsi que des populations riches dites "évoluées" des pays industrialisés. La consommation de ces produits est estimée, par ces partisans, indispensable à l'entretien de la vie. Leur abandon conduirait à de graves troubles de santé et, à plus ou moins long terme, à la mort.

 

Cette opinion est infirmée par de nombreux végétariens qui apportent la preuve concrète qu'il est possible de vivre (et mieux vivre) sans consommation de viandes ni autres produits carnés.

 

Dans ce procès, quels griefs peut-on faire à l'égard de la consommation des viandes, et quels avantages éventuels est-il possible de retirer de leur ingestion régulière ?

 

La viande donne t-elle de la force ? "La viande donne de la force", tel est le premier argument avancé par les partisans de l'alimentation carnée.

 

Est-ce la vérité ? La viande provoque une excitation des terminaisons nerveuses situées au niveau de la langue et sur les parois stomacales. Ces excitations déclenchent un sentiment d'euphorie au niveau cervical provoquant un état de stimulation intense, bien plus accentué que l'état de satisfaction engendrée par la consommation de fruits par exemple. Cette stimulation confine à l'état d'"ivresse" et s'accompagne d'une forte accélération du courant sanguin, provoquant des rougeurs faciales caractéristiques. Cette stimulation et grande consommatrice d'énergie. Et c'est la dépense de cette énergie qui sera ressentie par le mangeur de viande au cours des heures qui suivront le repas. Toute stimulation de nature excitante est suivie par une phase dépressive. La dépression sera ressentie sous forme de lassitude (nécessaire à la récupération énergétique) plusieurs heures après la fin de la phase stimulatrice.

 

Dans le processus décrit ci-dessus, tout se passe comme si la viande agissait à la manière d'une drogue. Celle-ci est dissipatrice d'énergie, elle soumet l'organisme à des stress qui ne seront pas compensés par l'apport énergétique de viande. Cet apport est certes supérieur à celui de l'alcool (qui est nul) mais largement inférieur à la quantité d'énergie calorifique que la viande est susceptible (suivant les différents tempéraments humains) de faire perdre à l'organisme.

 

Le bilan énergétique complet de la viande est négatif. La dépense excessive de sucres (ou hydrates de carbone) faite par un organisme au cours de la phase euphorique qui suit l'absorption de viande ne sera pas compensée par les apports en sucre des viandes. Celles-ci n'en contiennent pas, et la transformation de leurs éléments de base, les protéines, en aliments énergétiques se fait difficilement et au détriment d'une quantité préexistante d'autres éléments énergétiques.

 

Les viandes font consommer un excès d'aliments énergétiques, ce qui fait que l'individu carnivore est en perpétuel état d'excitation. Cela explique (sans le cautionner) une certaine forme de "dynamisme" passager des carnivores. Cette stimulation répétée provoquera une usure rapide des organes, et c'est dans ce sens que les viandes peuvent être considérées comme un aliment de dégénérescence.

 

Ces phénomènes de déperdition énergétique seront plus ou moins apparents selon les caractères des personnes. Les lymphatiques, les amorphes, voire les flegmatiques ne paraîtront guère "remués" par la consommation des viandes, mais le phénomène de perte énergétique n'en sera pas moins sous-jacent. Par contre, chez les nerveux, les sanguins, les situations d'excitation seront très accentuées, ces personnes sont de celles chez qui l'abstinence de viande apporte l'équilibre nécessaire à une conduite sereine de leur vie.

 

Le processus décrit ci-dessus explique que les prisonniers orientaux, qui étaient uniquement nourris de viandes, mourraient au bout de quatre semaines environ.

 

L'argument qui consiste à dire que "la viande apporte des forces" est (tout comme pour l'alcool) purement primaire. Cette manière d'apprécier les effets de la consommation de la viande constitue vraisemblablement pour l'humanité l'une des raisons principales de sa progressive déchéance.